Conquérir le monde, une habitude de vie à la fois.

Écrit par M. Alexandre Busque

Kinésiologue, M. Sc. (c)

Avec le retour des fêtes, on va tous vouloir se faire pardonner nos quelques excès. On va tous vouloir se faire pardonner notre manque (ou diminution) d’entrainement. On va tous vouloir reprendre (probablement même améliorer) nos habitudes de vie.

On va changer complètement notre diète, recommencer à s’entrainer 75 fois plus qu’avant, etc.

On va tous tellement se concentrer sur le gros portrait et sur notre désir d’être rapidement autre chose que ce l’on est, que l’on va totalement manquer de respect pour le cheminement et pour la destination.

Pourquoi?

  • Parce qu’on veut tous les meilleurs résultats.
  • Parce qu’on veut tous gagner le championnat.
  • Parce qu’on veut tous devenir le meilleur dans notre domaine.
  • Parce qu’on veut tous, enfin avoir cette promotion que l’on attend depuis si longtemps.

Bref, parce qu’on veut tous dominer le monde.

On veut tous les grands défis, les grands combats et les grandes actions. Mais souvent, on oublie que les grandes actions sont essentiellement des petites actions. En fait, c’est souvent un paquet de petites choses jumelées ensemble qui forme le grand portrait.

Les championnats sont composés de plusieurs parties.

Les parties sont décomposables aux pratiques.

Si tu veux gagner les championnats, tu dois d’abord gagner les pratiques et gagner les entrainements.

Particulièrement en entrainement, on se concentre toujours sur le gros portrait. Christian Thibaudeau présente très bien la chose dans cette capsule. Les questions que l’on se pose le plus en entrainement sont quelles techniques devrais-je utiliser? Quels exercices? Quel style d’entrainement?

Au lieu de se concentrer sur la chose fondamentale, la répétition.

Après tout, le reste découle de ça, peu importe quel technique d’entrainement russe, sortie tout droit de la guerre froide, que tu utilises,  tu passes à côté du concept si tu ne te concentres par sur la qualité de chaque répétition que tu fais. C’est simple, c’est de réduire au maximum, chaque détail de ce que t’essaies d’accomplir.

Après tout, l’aventure la plus longue commence avec un seul pas.

C’est souvent ce pas-là que l’on néglige. On néglige l’addition de toutes nos actions, ce qui ironiquement, finit par représenter le portrait global.

Que dans le fond, on va tous avoir ce que l’on mérite et que généralement, la partie est gagnée par l’équipe qui a le plus travaillé et qui a mis le plus d’efforts dans cette direction.

Et ce, même s’il y a beaucoup de choses que l’on ne contrôle pas.

Il reste qu’on a le contrôle sur la majorité de ce que l’on entreprend, sur nos objectifs les plus gros et les plus fous.

Sans oublier que l’on n’obtient pas des résultats en se concentrant sur les résultats. On obtient des résultats en se concentrant sur les actions qui mènent aux résultats.

Restons dans le présent, un pas à la fois en se concentrant sur ce que l’on peut faire et en regardant l’addition des différents morceaux s’additionner pour former ce que l’on désire.

Nos limites sont souvent nous-même, notre désir de faire tout trop vite et de faire tout parfaitement au lieu de juste se concentrer sur progresser dans la bonne chose à faire.

Dans le fond, qu’est-ce qui t’empêche réellement de dominer le monde?

FRRAP Alexandre Busque